Que Devient Jacques Hyver
Mia Phillips
Updated on April 05, 2026
Que Devient Jacques Hyver – C’est à Pessac en Gironde que l’industriel français Michel Maury-Laribière est décédé le 17 avril 1990. Il est né le 12 avril 1920 à Confolens en Charente. Avec François Périgot, il est premier vice-président du Conseil national du patronat français en 1986.
Histoire personnelle
Après avoir terminé ses études secondaires à Sainte-Croix de Neuilly et obtenu sa licence en 1938, il poursuit ses études de droit à la Faculté de droit de Paris. Jean-Luc Maury-Laribière était l’un des six enfants qu’il a eu avec son épouse Monique Lagache. Il assume le rôle d’officier de la Légion d’honneur dès sa nomination.
Il représente les groupes patronaux en 1968 aux accords de Grenelle tout en étant PDG des Tuileries et briqueteries françaises (TBF, aujourd’hui Terreal) et premier vice-président du Conseil national du patronat français (CNPF). Il a mené une « guerre de tranchées » contre le gouvernement socialiste à partir de 1981, défendant l’entreprise privée et le patronat aux côtés de l’aimable Yvon Gattaz.
Il est notamment à l’origine de la création de « l’impôt sur les grandes fortunes » (IGF), ancêtre de l’impôt de solidarité sur la fortune, et d’exonérer le travail de sa prise en compte dans son calcul. Sa maîtresse actuelle Dominique Werner et le tristement célèbre truand Jacques Hyver 3 l’enlèvent le 28 juin 1980. Maury-Laribière est surnommé “le patron bien-aimé” par la presse française lorsque tous les salariés de TBF se portent volontaires pour payer la rançon.
Après douze jours de garde à vue, Michel Maury-Laribière a finalement été libéré grâce à la coordination minutieuse de sa famille, de la police et de l’assistance de Narcisse Martin, un ancien gendarme. Jacques Hyver a été interpellé quatre mois après avoir tenté d’enlever la famille d’un banquier suisse et tué Christian Maury, le gérant d’une discothèque à Andilly, près de L’Isle-Adam (Val-d’Oise).
Dominique Werner a été interpellée immédiatement. Pour l’enlèvement de Maury-Laribière et le meurtre de Maury, Hyver a été condamné respectivement à 12 et vingt ans de prison. Après avoir purgé sa peine en 2005, Hyver a été libéré. Il avait fait plusieurs tentatives d’évasion audacieuses, dont une depuis la centrale de Saint-Maur.
L’enlèvement de Michel Maury-Laribière, directeur d’une entreprise de carrelage et vice-président du Conseil national du patronat français, a eu lieu le 28 juin 1980 en Charente. La demande de rançon s’élève à trois millions de francs suisses. La situation est gérée par le commissaire Bardon, qui est à la tête du SRPJ de Bordeaux. L’arrestation est intervenue quatre mois plus tard pour Jacques Hyver, 29 ans.
Il a également assassiné un gérant de boîte de nuit à cette époque. Le délinquant a purgé le reste de sa peine et a été libéré en 2005. Une opération de lance-roquettes a permis à un truand de Fresnes de s’enfuir mercredi. Il y a ici un fort soupçon de crime organisé, une institution encore sous-représentée en Suisse.
La France est sous le choc de deux évasions de gangsters survenues à cinq jours d’intervalle. De vives émotions ont été suscitées par le deuxième incident, survenu mercredi 12 mars à la prison de Fresnes, près de Paris, impliquant des armes de guerre. L'”insuffisance des structures actuelles” a été dénoncée par les syndicats d’agents de maîtrise. En réponse, l’administration pénitentiaire et le ministre de la Justice Dominique Perben ont annoncé plusieurs mesures visant à renforcer la sécurité des prisons.
Il s’agit “d’être confrontés à un type d’évasion que nous n’avons quasiment jamais connu”, affirme le ministre de la Justice, cité par le quotidien Libération. La brutalité typique du crime organisé n’a pas encore fait son chemin dans les prisons suisses, selon le juge André Vallotton, chef du service pénitentiaire du canton de Vaud. “Nous ne sommes pas isolés des tendances européennes”, remarque André Vallotton, peut-être au conditionnel.
Mercredi, à l’aube, trois ou six hommes armés de l’extérieur ont lancé un assaut contre la maison d’arrêt, s’enfuyant avec le jeune délinquant de 29 ans Antonio Ferrara, membre actif du groupe criminel organisé qui purge une peine de 15 ans de prison pour tentative de meurtre en à peine dix minutes.
A l’arrière de la prison, les assaillants ont fait exploser une porte à la dynamite puis une autre au lance-roquettes. En entrant dans la prison, ils ont tiré sur deux tours de guet avant d’utiliser une charge en plastique pour faire exploser la grille qui masquait la fenêtre de la cellule de Ferrara. Par la suite, il a été placé dans la zone disciplinaire de la prison après avoir refusé de se soumettre à une fouille corporelle.
Le personnel de sécurité est indemne. Dans la cour où Ferrara se promenait, quelqu’un avait laissé un téléphone portable. Les surveillants français s’inquiètent de la prolifération des appareils mobiles dans les prisons du pays. En 1998, Joseph Menconi s’est évadé de son prisons et quelques jours plus tôt de la prison de Borgo en Corse ; il a été reconnu coupable du meurtre d’un légionnaire.
Antonio Ferrara était associé à Menconi. À la porte de l’établissement, deux hommes avec des cagoules couvrant le visage et ce qui semblait être un bazooka – qui s’est avéré plus tard être un faux – attendaient leur arrivée. Cependant, le superviseur de service n’a pas remarqué la ruse à 4 h 15 du matin tout au long de la nuit. À l’intérieur, Menconi avait déjà neutralisé ses gardes, mais il avait également utilisé une fausse arme.
La prison de Borgo est connue comme une « passoire » en raison du taux élevé d’absentéisme du personnel et de la peur des gardiens face à certains chefs de bandits insulaires. Alors qu’il y a eu quatre interventions militaires lors d’évasions depuis 1998 (comme l’a évoqué le Ministre de la Justice), l’opération de Fresnes apparaît comme un nouveau degré de sauvagerie.
La récente vague d’évasions, qui semblent organisées, a suscité la vigilance des différents commandants, même si des hélicoptères avaient déjà été déployés. La majorité des remèdes proposés, tels que le brouillage des télécommunications, la construction de prisons très sécurisées entourées de glaciers et la surveillance renforcée par des systèmes informatiques de reconnaissance faciale, ne pourront être mis en œuvre que dans un avenir lointain.
S’il évoque une évasion spectaculaire en Allemagne en 1982, André Vallotton ne se dit pas outre mesure étonné par l’évasion extraordinaire de Fresnes. L’industrie du banditisme est aujourd’hui de plus en plus forte en France. En particulier, les transporteurs de fonds sont la cible d’attaques fréquentes au bazooka dans la région.
“Dès lors que les prisons ont vu leur sécurité renforcée par une défense armée de leur périmètre, cela pousse les candidats à l’évasion et leurs complices à des mesures symétriques”, a déclaré le directeur des prisons vaudoises, faisant écho aux inquiétudes de ses confrères français. Aucune prison en Suisse n’est protégée par des gardes armés. André Vallotton constate : « Il n’y avait pas beaucoup de détenus nécessitant de telles mesures.
Bien sûr, il y a eu des cas où des précautions supplémentaires ont été nécessaires, notamment avec les détenus russes il y a quelques années. Mais nous ne pouvons pas exclure la possibilité que des détenus vulnérables se présentent dans certains établissements, a-t-il ajouté. Le Français Jacques Hyver, l’Italien Vito Lotrecchiano, le Haut-Valais Adrian Albrecht et le Libanais Hussein Hariri comptent parmi les exilés les plus notables de Suisse romande.
Le 23 juillet 1992, quatre hommes et une femme ont pu s’échapper de l’établissement pénitentiaire de la Plaine de l’Orbe dans le canton de Vaud après une opération de prise d’otages. Même si c’est le cas en droit français, le fait de s’évader n’est pas illégal en Suisse. Les poursuites contre les malfaiteurs qui ont enlevé Michel Maury-Laribière, industriel à Confolens (tuilerie-briqueterie, aujourd’hui Terreal) et vice-président du patronat français, deux ans plus tôt, en 1980, occupe le devant de la scène régionale du 14 septembre 1982.
L’enlèvement a finalement pris fin après que la police bordelaise a mené une enquête et interpellé le complice de Jacques Hyver. Alors qu’il continue de rançonner la famille Maury-Laribière, Hyver, en cavale, va assassiner un gérant de boîte de nuit. Hyver et son complice seront appréhendés et traduits en justice. Il semble que nous ayons fini pour la journée. Le baron Empain n’est pas le seul puissant patron à être la proie de cette forme de banditisme.
En 1982, l’Assemblée générale de l’entreprise, qui rassemble 20 000 personnes, est organisée par l’illustre patron Michel Maury-Laribière. Dans son esprit, il coordonnait un soulèvement mené par les entreprises contre le régime socialiste de l’époque. Le personnel de son entreprise basée en Charente a proposé de se regrouper et de payer la rançon après son enlèvement. Le conflit de classes s’était transformé en tout autre chose.
Le chef d’entreprise, Michel Maury-Laribière, a été enlevé alors qu’il se rendait à son usine le 28 juin 1980, près de Confolens (16). De nos jours, les enlèvements sont monnaie courante. Plutôt que d’être politique, celle-ci est carrément mauvaise. Onze jours s’écoulent pendant l’incident. Cela devient une question nationale.
Une grande partie de cet article s’appuie sur deux articles parus dans “Sud Ouest” en 2007 et 2012. Le journaliste Olivier Sarazin, qui est également chef de la rédaction départementale de Charente et travaille au service documentation du journal, a révisé l’article. Dans sa CX beige, Michel Maury-Laribière prend le volant le 28 juin 1980. La limousine charentaise prend vie. Les rives de la rivière Vienne sont à couper le souffle.
Le patron quitte normalement son domicile de Confolens le samedi matin. Guide Roumazières et la tuilerie TBF, une entreprise familiale qu’il a sauvée de l’insolvabilité. Industriel important et averti, Michel Maury-Laribière est âgé de 58 ans avec une apparence simple et une magnifique moustache à la manière de Clark Gable. Il est un ancêtre du Medef et siège au comité directeur du CNPF. Il passe ses jours de semaine à Paris pour son travail, mais le week-end, il retourne en Charente pour passer du temps avec sa famille et superviser les tâches ménagères.